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Après avoir défini ce qu’est le lâcher prise et les 7 étapes au processus de celui-ci, nous allons voir aujourd’hui 16 clés issues de la psychologique positive pour réussir à lâcher prise selon Cécile Neuville, psychologue.

Les 5 obstacles au lâcher prise

Avant de nous pencher sur les clés nécessaires au lâcher prise, je vous propose de jeter un œil aux obstacles qui pourraient nous barrer la route dans ce cheminement.

1. L’impuissance acquise

C’est Martin Seligman, père fondateur de la psychologie positive qui a observé que l’un des principaux obstacles au lâcher prise, c’est ce qu’il nomme : l’impuissance acquise ou impuissance apprise.

Avant de vous expliquer de quoi il s’agit, laissez moi vous raconter une petite histoire :

Il était une fois, un oiseau enfermé dans une cage. Chaque jour ce petit oiseau volait dans tous les sens afin d’essayer de sortir de cette cage jusqu’au jour où résigné, il arrêta toutes tentatives d’évasion. Pris au piège, il se dit qu’il était impossible de sortir de là. Le petit oiseau ne vit même pas qu’un beau jour la cage était ouverte et qu’il pouvait sortir car il avait appris de son expérience, qu’il n’était pas possible de sortir.

La moral de cette histoire reflète exactement le concept de l’impuissance apprise.

C’est un état psychologique duquel résulte un apprentissage dans lequel une personne fait l’expérience de son « absence de contrôle » sur les événements survenant dans son environnement.

Martin Seligman a mis en évidence un facteur décisif de l’impuissance acquise : le niveau de pessimisme de l’individu.

Ainsi, plus l’individu est pessimiste, plus il se résigne rapidement face à la difficulté et plus il développe un sentiment d’impuissance. Il finit par tomber dans l’abandon.

Est-ce que cela vous renvoie à des expériences ou des croyances enfouies en vous ? Je fais notamment allusion aux personnes ayant un fort désir de mincir mais qui se résignent parce que :

  • c’est héréditaire
  • les tentatives de perdre du poids ont toutes échouées
  • c’est comme ça

L’impuissance apprise reflète nos propres croyances ce qui veut dire que nous nous enfermons nous même dans un système de pensée qui nous dessert. Mais puisque nous sommes nous même à l’origine de cet enfermement dans une situation ou une habitude qui ne nous convient pas, nous avons le pouvoir de nous libérer de cette croyance.

Un des présupposés en hypnose est : « Si ce que tu fais ne marche pas, fais tout autre chose »

Gardez cette citation précieusement en tête …

2. Le conditionnement classique

Nous agissons toujours en fonction de nos expériences vécues répétées. Parfois le résultat donne un comportement inadapté, dépourvu de logique consciente comme dans les phobies par exemple. L’émotion prend le pas sur la raison et notre inconscient met en place des comportements automatiques inadaptés mais dont nous ne pouvons nous défaire par la simple volonté.

Pour s’en libérer :

  1. Prenez en conscience dans un premier temps
  2. Identifiez le comportement inadapté et l’élément déclencheur
  3. Trouvez de nouveaux comportement à adopter face à une situation donnée

Pour ce faire, vous pouvez vous diriger vers les thérapies cognitivo-comportementales qui vous permettront de vous désensibiliser petit à petit de l’objet phobique.

3. Le conditionnement opérant

Il s’agit d’une action de l’individu lui-même qui provoque une récompense ou une gêne. Ce sont les conséquences positives ou négatives d’un comportement qui en retour entraînent l’augmentation ou la diminution du comportement lui-même. Les récompenses positives ne sont en revanche, pas toujours bonnes.

Par exemple : si à chaque fois que vous êtes stressée, vous mangez du chocolat et que cela vous apaise dans l’immédiat, votre cerveau va associer le chocolat à une récompense afin de faire baisser une émotion négative. C’est de cette manière que les pulsions alimentaires peuvent voir le jour.

L’objectif est donc de réapprendre un nouveau comportement.

Par exemple : à chaque fois qu’une situation stressante se présente, prenez 3 grandes inspirations afin de chasser le stress au lieu de manger du chocolat.

4. Les croyances limitantes acquises dans notre éducation

Une croyance est un processus mental par lequel une personne croit dur comme fer à une idée ou une opinion, qu’elle considère comme une vérité absolue et irréfutable.

C’est l’histoire des prophéties auto-réalisatrices

Par exemple :

  • « les personnes minces ont confiance en elles »
  • « les personnes minces sont plus heureuses »

Ce sont des croyances complètement fausses ! N’avez-vous jamais rencontré de personne mince qui se trouvait tous les défauts du monde ? Et à l’inverse une personne en surpoids qui rayonnait par sa confiance en elle ?

Ce qu’on nous a dit durant notre enfance a été ancré en nous et nous fonctionnons avec ces programmes. Néanmoins il est tout à fait possible de faire une mise à jour avec la technique de déprogrammation/reprogrammation utilisée en programmation neuro-linguistque.

5. Les ancrages de nos traumatismes

Une personne ayant vécu un traumatisme dans sa vie, garde en mémoire l’expérience complète. La personne est alors incapable de lâcher prise sur ses réactions qu’elle ne comprend pas, même si elle désire plus que tout s’en libérer.

Les thérapies EMDR et TCC sont alors conseillées.

Voyons maintenant les 16 clés de la psychologie positive proposées par Cécile Neuville afin de réussir à lâcher prise.

16 clés de la psychologie positive pour lâcher prise

La psychologie positive est l’étude scientifique du fonctionnement optimal des individus, des relations interpersonnelles, des groupes, des institutions, des entreprises et de la société. C’est l’étude des conditions favorables qui influencent le bien-être subjectif.

1. Stimuler nos émotions positives

Il a été démontré que plus une personne est heureuse, plus elle aime être heureuse et vice versa. Ainsi, pour faire face aux émotions désagréables, il est conseillé de faire une activité qui génère une émotion positive pour contrer l’émotion négative. Il se s’agit pas de renier l’émotion négative mais simplement de la laisser de côté, de lâcher prise afin de stimuler nos émotions positives.

2. Exprimer nos émotions positives et négatives

Une étude a démontré que l’expression écrite de nos émotions négatives facilite le lâcher prise. En revanche il est plus bénéfique d’exprimer à l’orale nos émotions positives.

3. Patienter agréablement avec l’adaptation hédonique

On peut qualifier l’hédonisme comme la quête de plaisir dans l’instant présent. Face à un événement agréable, l’adaptation hédonique est ce qui fait que le plaisir et le bonheur auxquels nous nous attendons ne vont pas perdurer longtemps et que nous revenons presque inexorablement à notre niveau de bonheur de départ.

Une étude a montré qu’il faut en moyenne 18 mois pour retrouver notre niveau de bonheur de départ que ce soit après avoir gagné au loto ou après un grave accident qui nous a laissé paraplégique.

4. Développer son optimisme

Un optimisme a une tendance naturelle à rendre permanents les moments positifs et à se dire que les moments négatifs ne vont pas durer. Les émotions positives ressenties dans l’un des domaines de vie contaminent les autres domaines.

L’optimisme a conscience de sa participation à ses propres réussites ainsi qu’à ses propres difficultés mais sous forme de responsabilité et non de culpabilité.

Comment développer votre optimisme ?

En ayant confiance en l’avenir car le meilleur reste à venir, nous dit Cécile Neuville 🙂

5. Multiplier ses expériences de « flow »

Le flow est définit par l’instant dans lequel nous vivons intensément l’instant présent dans une dimension où le temps semble être arrêté et où nous avons cette sensation de contrôler notre vie, d’être au meilleur de nos possibilités.

Il a été constaté que les personnes plus heureuses, vivent plus d’expériences de flow.

Comment vivre ses expériences de flow ?

En trouvant le juste équilibre entre le degré de challenge de notre niveau de compétence. Lancez-vous régulièrement des défis à la hauteur de vos possibilités.

6. Identifier et utiliser ses forces de caractères

Mettre nos principales forces au service de nos actions, nous permet de vivre plus de moment de flow. Dans ces moments là, notre mental se met en pause, nos capacités sont démultipliées et nos préoccupations quotidiennes disparaissent.

Identifiez ainsi, vos principales forces de caractères et mettez les aux services des projets qui comptent le plus pour vous.

7. Développer sa capacité d’adaptation grâce au « coping »

Le coping est un processus permettant de faire face aux difficultés et au stress provoqué par le manque de lâcher prise au moment de l’événement lui-même.

Un coping adaptatif et efficace est alors associé à la résolution durable du problème, à un état émotionnel positif et à un sentiment d’efficacité personnel qui facilite par la suite le processus de résilience.

En d’autres termes, face à une difficulté quelconque, prenez quelques instants pour respirer, aller marcher, faire tout autre chose pour mieux y revenir.

8. Se relever après une épreuve grâce à la « résilience »

La résilience est la capacité d’une personne à s’adapter à un environnement changeant, à se relever suite à une épreuve de la vie.

Il existe plusieurs facteurs favorisants la résilience :

  • la confiance en soi
  • l’estime de soi
  • avoir des buts et des objectifs
  • être capable de se projeter
  • maîtriser ses émotions
  • avoir le sentiment d’avoir une place dans la société
  • l’aptitude à rechercher des solutions
  • avoir des ressources et du soutien
  • la prise de recul
  • la créativité
  • l’humour
  • l’altruisme

Ainsi, prenons du recul face aux traumatismes que nous avons déjà vécus, acceptons que ces expériences fassent parties de notre vie et servons-nous en comme d’un tremplin pour rebondir et aller de l’avant vers une vie plus épanouie.

9. Développer sa pleine conscience

La pleine conscience c’est porter toute son attention sur l’expérience directe, personnel et qui se déploie dans le moment présent, sans jugement.

Les personnes qui méditent régulièrement parviennent beaucoup mieux à lâcher prise face à une situation déstabilisante inattendue.

Prenez 5 minutes par jour pour pratiquer la pleine conscience :

  • pendant un repas
  • pendant une activité
  • sous la douche
  • etc.

A lire aussi : Les bienfaits de la méditation

10. Renforcer sa générosité et son altruisme

Un des points communs des personnes les plus heureuses au monde, c’est qu’elles sont engagées dans des actions altruistes.

Une étude a démontré que si on provoque une humeur positive chez une personne, cela va automatiquement augmenter son altruisme. Et l’altruisme augmente le bonheur. Nous voilà donc un cercle vertueux 🙂

Cécile Neuville vous propose donc de faire une action de générosité par semaine pour développer votre propre bonheur.

11. Ressentir et exprimer sa gratitude

La gratitude aurait des bénéfices non négligeables comme l’amélioration de notre santé physique et émotionnelle et elle pourrait renforcer les relations et les communautés.

Prenez le temps chaque jour, de noter 3 gratitudes telles que la chaleur du soleil, les oiseaux qui chantent et le compliment d’un proche. Inutile d’aller chercher bien loin !

12. Trouver du sens à sa vie (l’eudémonisme)

Ce qui donne le plus de sens à nos vies, ce sont nos relations interpersonnelles. Trouver un sens à sa vie nous permettrait d’être moins sujet aux dépressions et autres troubles psychologiques et de mieux surmonter les coups du sort.

Menons nos vies en fonction du sens qu’on eut lui donner et trouvons du sens à tout ce qui nous arrive.

13. S’apaiser grâce à la bienveillance

Il nous est beaucoup plus facile d’être bienveillant envers les autres qu’envers nous-même. Pourtant nous en avons tout autant besoin. Notre cerveau prend plaisir à la collaboration, pas à la compétition. Soyons un allié pour nous-même et non un ennemi.

Cessons de nous comparer.

14. S’entourer de personnes positives

Pour développer notre optimisme et notre bonheur, il est important d’être entouré de bonnes paroles et donc de bonnes personnes. Fuyez les personnes toxiques et négatives, elles ne font que vous entraîner vers le fond.

Entourons nous de personnes positives qui croient en nous et qui nous soutiennent.

15. Modéliser les personnes positives

Inspirez-vous de personnes qui ont déjà atteint l’objectif visé. En vous mettant à leur place, vous accéderez à leurs ressources internes et externes. Il ne vous reste plus qu’à vous les approprier pour atteindre vos propres objectifs.

L’enfant s’approprie le monde en imitant ceux qui l’entoure. Faites en de même avec les personnes qui vous inspirent.

16. Développer son autonomie

« Donne du poisson à un homme et il aura à manger pour un jour. Apprend lui à pêcher et il aura à manger pour toujours. »

Entourons nous de personne qui nous poussent vers l’autonomie et non de personnes qui nous rendent dépendantes d’elles. Nous avons en nous les capacités d’agir pour notre propre survie, pour notre propre épanouissement.

Vous voilà désormais en possession de 16 clés afin d’apprendre à lâcher prise à votre rythme. Si vous voulez allez plus loin, je vous invite à lire le livre de Cécile Neuville « Apprendre à lâcher prise » qui m’a permis de rédiger cet article et le précédent.

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